Gordina Journal
Water and Garden
un lieu en deux idées
Water and Garden aborde le paysage à travers deux idées : l’eau et la vie qu’elle rend possible. Inspirée du cunéiforme, la broderie fait de cette relation une petite composition contemporaine. Le nom suggère un lieu, sans chercher à en dessiner tous les contours.

Un jardin commence par une relation : quelque chose pousse, et quelque chose permet cette croissance. Water and Garden prend cette idée pour point de départ. Plutôt que de décrire un paysage avec des fleurs, des feuilles ou un horizon, le dessin réunit deux idées dans un motif inspiré du cunéiforme.
L’écriture et le quotidien
Les premières écritures d’Uruk consignaient des sujets pratiques, notamment des marchandises et des comptes. L’histoire de l’écriture du Metropolitan Museum of Art décrit ces débuts en Mésopotamie.
Ce lien avec la vie ordinaire donne son contexte au dessin. L’eau et la culture de la terre font partie du travail quotidien nécessaire pour entretenir un lieu. Ici, elles invitent à regarder un vêtement dont le détail se découvre peu à peu.
Une association contemporaine
Le nom est l’interprétation que Gordina donne à la composition. Il ne désigne pas un passage cité sur une tablette d’argile et ne propose pas une traduction littérale de la broderie. La référence historique réside dans l’écriture qui a inspiré le dessin ; la disposition appartient au vêtement.
En fil, le motif présente une surface différente d’une marque dans l’argile. Ses contours rencontrent le coton souple et ses lignes se détachent légèrement du tissu. L’association laisse place à une idée simple : un lieu où pousser et l’eau qui rend cette croissance possible.
La broderie aujourd’hui
Brodé dans l’atelier Gordina aux Pays-Bas.
Motifs d’eau et de jardin inspirés du cunéiforme, brodés en bordeaux verticalement dans le haut du dos.

